Diabète : plus de 10 000  personnes atteintes au Burkina Faso

In A la Une, Maladies non transmissibles

La Direction de prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (DPCM) en collaboration avec l’ONG santé diabète a initié une rencontre d’information de partage et d’échanges sur le diabète le lundi 26 novembre 2018 à Ouagadougou.  Ceci en prélude de la commémorée en différé de la journée mondiale du diabète au Burkina Faso le 30 novembre 2018.

Le diabète est une maladie chronique non transmissible (c’est-à-dire non provoquée par un microbe), caractérisée par une élévation permanente de la glycémie (taux de sucre dans le sang). Cette maladie qui est causée par un manque ou un défaut d’utilisation d’une hormone qui est l’insuline. On n’en guérit pas, mais on peut traiter et  contrôler le diabète.

Lors de la rencontre, le lundi 26 novembre entrant dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du diabète au Burkina, la Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr Estelle Dabiré/Dembélé a indiqué qu’au Burkina Faso, le diabète constitue un motif de plus en plus fréquent de consultation dans les formations sanitaires. « Dans l’annuaire statistique 2017 du ministère de la santé, il a été rapporté que 10 859 cas de diabètes notifiés en consultation externes dans les centres médicaux et les hôpitaux dont 45 cas chez les enfants de moins de 15 ans, 4936 cas chez les femmes et 5877 cas chez les hommes », a-t-elle-fait savoir. Puis, elle a ajouté qu’en 2013 au Burkina, la prévalence du diabète était de 4,9% au sein de la population de 25 à 64 ans et était élevée en milieu urbain, 6,3%  plus qu’en milieu rural, 4,4%.

                                           Comment reconnait-on le diabète

 Le diabète est une maladie qui se caractérise par de nombreux signes. Et selon le chef de projet de subvention des sociétés civiles à l’Association Santé Diabète, Inoussa Sawadogo, la maladie se reconnait par des symptômes tels que les troubles de l’urine. En effet, lorsque l’on remarque que le nombre de fois d’envie d’uriner augmente, il peut y avoir diabète. Il y’a également le besoin excessif de boire, les vertiges, la glycémie et les pieds diabétiques qui se manifestent par l’apparition de plaies.

Le diabète est en générale causé par la consommation massive du sucre. « Le flambé du nombre de personnes diabétiques s’explique en partie par l’augmentation du nombre de personnes en surpoids, notamment l’obésité et  la sédentarisation », a déclaré Dr Estelle Dembélé. Par ailleurs elle a précisé que les facteurs de risques non modifiables du diabète sont ceux sur lesquels on ne peut pas tellement agir. C’est notamment l’hérédité, l’âge (à partir de 40 ans) et le sexe. Par contre, il existe des facteurs de risques modifiables sur lesquels il est possible d’agir efficacement pour la prévention de la maladie. Il s’agit de la mauvaise alimentation, le surpoids, l’obésité, l’hypertension artérielle, le manque d’activité physique et la sédentarisation.

                                                    Mode de prévention

Pour éviter le diabète, Dr Estelle Dembélé a soutenu qu’il faut réduire la consommation des aliments sucrés ou gras, la sédentarité ou l’obésité. Également, il est impératif d’avoir une alimentation équilibrée en mangeant moins salé, en consommant plus de fruits et légumes et en évitant de grignoter entre les repas. Une activité physique régulière de 45 minutes 03 à 04 fois par semaine réduit à 40% le risque de développer le diabète. Aussi un dépistage régulier (au moins 01 fois par an), facilite une prise en charge précoce.

Lorsqu’ une personne est atteinte du diabète, il est conseillé un traitement quotidien, un suivi régulier, une alimentation et un mode de vie sain, ainsi qu’une éducation continue. « L’éducation aide la famille à comprendre la manière dont elle peut soutenir les personnes diabétiques dans la gestion quotidienne de leur maladie », a déclaré Dr Dembélé.

Cette maladie chronique non transmissible, impacte négativement sur l’organisme de la personne atteinte. C’est pourquoi Dr Dembélé souligne que le diabète mal dépisté ou mal contrôlé détériore le fonctionnement des organes vitaux, et entraine de graves problèmes de santé. A savoir la cécité, l’insuffisance rénale, les maladies cardio-vasculaires ou une  amputation.

Il convient de noter que les cas graves de diabète conduisant à la mort est dû, en partie, à la pauvreté. Et Selon le secrétaire aux relations extérieures de l’Association Burkinabè d’action de lutte contre le diabète, le coût du traitement mensuel du diabète s’élève à 60 000   F CFA en moyenne.

En rappel, la journée mondiale de lutte contre le diabète a été célébrée sur le plan internationale le 14 novembre dernier sous le thème : « La famille et le diabète ».

 

                                                     Chiffres clés     

      Rapport annuel du nombre de diabétiques dans le monde

  • 285 millions en 2010
  • 371 millions en 2011
  • 382 millions en 2013
  • 387 millions en 2014
  • 415 millions en 2015
  • 425 millions en 2017

     Attention : 50cl de certaines boissons sucrées correspondent à 12 carreaux de sucre dans un ½  litre d’eau.

Isaac SEGUEDA

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